Samedi 27 juin : 7 h. – départ de Barvaux, puis Marche et Arlon. Nous laissons la grisaille derrière nous ; il fait bien beau et chaud pour notre étape du soir à DIJON.
Dimanche 28 juin : 9 h.15 – départ sous un ciel bleu qui nous accompagne jusque LA BREOLE, petit village à 95O m d’altitude, situé au-dessus du lac de Serre-Ponçon. Voici RECHASTEL, notre lieu de séjour, dans son écrin de verdure. Stéphane, le Directeur, nous accueille et distribue les chambres. Mais, dommage pour 13 d’entre nous, ils sont logés dans une autre résidence « AZUR et NEIGE » à 15 km et devront subir une navette 2 fois par jour.

Lundi 29 juin : Nous partons en compagnie de Clément, notre guide, pour le grand marché provençal de FORCALQUIER : grand bleu pour le ciel et cigales dans les arbres pour l’ambiance … Dégustation à la distillerie locale de pastis et autre farigoule; on commence à avoir bien chaud !!! Repas à la ferme, auberge du BAS-CHALUS : fondue au fromage et viande de zébu de leur production. Tout est bon et l’accueil des patrons est sympathique et chaleureux.
L’après-midi, visite de la vieille ville de SISTERON en petit train (7.000 habitants). Nous admirons les remparts, le rocher de la Baume et montons jusqu’à la citadelle. Quelques achats, quelques photos et nous repartons par la vallée de la Durance, le grand verger de la France : culture de pommes, de poires et de cerises. Tous ces arbres sont couverts de filets rigides pour les protéger d’un éventuel orage et même d’une petite gelée blanche à la fin de l’hiver. Nous terminons cette journée bien remplie avec le pittoresque Aloo et son orgue de Barbarie.
Mardi 30 juin : Nicolas, notre guide, nous emmène au village de La Bréole (4OO habitants dont 15O au Centre) : ferme du XIXème en restauration, belle école-mairie avec beaucoup d’enfants, fontaine de 1850 au centre du village où nous buvons l’eau fraîche de la montagne. Nous cheminons jusqu’à l’atelier-magasin du sculpteur qui nous fait une démonstration de son art.
Un apéro d’accueil nous attend sur la terrasse avec Nicolas; présentation par le Directeur.
Après le dîner, avec un car local, nous découvrons les splendides paysages de la vallée de l’Ubaye ; les chutes d’eau vive, dont le « voile de la mariée » ; le village de MEOLANS-REVEL ; l’église St-Julien et son clocher ; puis la maison du bois : de l’arbre à la planche, exposition de meubles et de beaux objets. A l’atelier, un jeune diplômé nous fabrique en quelques minutes un verre en bois de bouleau. Puis, nous traversons l’Ubaye par un pont de bois pour aller déguster une liqueur à base de génépi, une plante aromatique des Hautes-Alpes. Il fait chaud; un gros nuage s’accroche au sommet de la montagne; dans quelques heures, ce sera l’orage : le torrent rageur grossira et une vague de 6 m. emportera le pont de bois et recouvrira de boue la route ; c’est ce que nous lirons dans le journal du lendemain.
Au retour, magnifique coup d’œil sur le lac de Serre-Ponçon, couleur bleu-turquoise, qui se déroule en contrebas de notre route. La journée se termine par la projection du film « L’eau vive » de J. Giono, retraçant l’histoire romancée du barrage.

Mercredi 1 Juillet : SEYNE-les-ALPES : par un petit chemin, avec Nicole, notre guide, nous partons vers un fort de Vauban ; nous grimpons à la Tour médiévale de 12 m. de haut d’où nous avons une très belle vue sur la vallée de la Blanche. Par une rapide promenade, nous passons devant le lavoir, la chapelle des Dominicains (XVème s.) et la Tour triangulaire. Petit arrêt à St-Vincent les Forts (1300 m.), haut-lieu de vol en parapente (3 écoles) et à nouveau, photos du lac et des environs.
Après-midi, direction BARCELONNETTE par la vallée de l’Ubaye ; nous découvrons avec étonnement les belles « villas mexicaines » construites au milieu d’un grand parc à l’initiative des 3 frères Arnaud qui partirent au XIXème s. pour s’établir au Brésil et y travailler. À leur retour, ils firent construire ces belles maisons à 4 façades, symbole de leur réussite.
Petit arrêt à la maison du pays de JAUZIERS pour dégustation et achats.
Après le souper italien, (chaque soir, il y a un thème différent), ce sera un documentaire sur les sports d’eau vive, la faune et la flore en Ubaye.
Jeudi 2 juillet : Voici Anne, la guide et notre cigale pour la journée. Nous traversons le pont (924 m sur le lac de Serre-Ponçon, pour arriver à SAVINES (1OOO hab.), village entièrement reconstruit ; seule, la petite chapelle de St-Michel sur le lac a été conservée ainsi que le cimetière, après les gigantesques travaux du barrage.
MONT-DAUPHIN : place forte, chère à Vauban, en forme d’étoile, à 1050 m d’altitude, dissimulant derrière ses remparts un village de 150 habitants et classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008.
Nous abordons le Parc naturel du Queyras et les lacets qui surplombent le torrent Guil, qui va faire augmenter notre taux d’adrénaline ! Notre car est bien long – 14 m. –et le précipice très près des roues…heureusement pour nous, Patrice, notre serviable chauffeur, est un grand professionnel, ouf ! Merci, Patrice. Repas à Arvieux, au pied du col de l’Izoard ; ensuite, passage à St-Véran, la plus haute commune d’Europe – 2042 m, « le pays où les coqs picorent les étoiles ». Nous longeons les vieilles maisons traditionnelles, bâties en fûts de mélèze et couvertes de bardeaux, tuiles en bois, avec portes sculptées et cadrans solaires ; il y a aussi une croix typique de mission…on en prend plein la vue et de l’air plein les poumons…
Vendredi 3 juillet : visite du site de Serre-Ponçon. En 1895, un ingénieur belge Y. Willem conçoit les plans d’un barrage destiné à protéger la population des crues soudaines de l’Ubaye et de la Durance. En 1955, Débutent les travaux d’un barrage de poids, en forme pyramidale. 5OOO ouvriers y travaillent pendant 5 ans : 14 millions de m³ de matériaux trouvés sur place sont nécessaires : 1 couche d’alluvions, 1 couche d’argile mouillée et 1 couche de cailloux. Hauteur : 123,5 m. – Base de 650 m. et au sommet 150 m. Surface du lac : 28OO hectares ; contenance : 1 milliard 2OO millions de m³ d’eau. Le lac n’est jamais vidé. Construction d’une usine hydro-électrique, propriété d’E.D.F. (Electricité De France). A la sortie du bassin de compensation, la Durance continue son chemin jusqu’à l’étang de Berre ; ensuite, le canal irrigue la plaine. Après 50 ans, on enregistre beaucoup de points positifs pour toute la région : développement du tourisme, fourniture d’eau et d’électricité.

Nous terminons notre séjour par une mini-croisière sur le lac, à bord du « Cardine » : un petit bonjour aux Demoiselles coiffées, phénomène rocheux du quaternaire. Puis, dîner dansant pour la dernière soirée.
Merci, Joseph, pour la bouteille de vin qui récompense les plus chanceux au questionnaire du soir.
Nous quittons Rechastel sous le soleil ; encore merci à François pour sa bonne humeur quotidienne. Nous gardons la tête remplie de tous les beaux paysages visités.
Bien amicalement à tous,
Geneviève PETIT (vacancière),
épouse de Lucien GEORIS.