Après-midi d’échange politique

Le 22 avril dernier, le Comité Régional a invité des représentants des partis politiques démocratiques à un après-midi d’échange sur la réalité du travail et sur les difficultés rencontrées par les élus, dans la gestion journalière des communes.

Messieurs Sébastien RONGVAUX, Bourgmestre de Saint-Léger et André BALON, Échevin en charge des travaux, du patrimoine, des voiries, des bâtiments et de la mobilité de la Ville d’Arlon, nous ont fait l’honneur d’être présents à cette rencontre.

Nous avons parcouru le mémorandum des dernières élections communales de 2006, publié sous le titre : « Ma commune sur la bonne voi(x)e ! » et examiné les revendications exprimées à l’époque par le mouvement, par rapport aux différents domaines de compétences des communes.

Deux groupes de travail se sont constitués pour réfléchir chacun à quatre thématiques, avant la mise en commun des réflexions apportées par chacun.

Pour rappel, ces différents domaines de compétences sont les suivants :

- l’accessibilité aux infrastructures;
- le transport et la mobilité;
- le logement;
- l’accueil scolaire et extra scolaire;
- l’emploi;
- les sports, la culture et les loisirs;
- les affaires sociales et les aides aux personnes;
- la participation, la reconnaissance et le soutien aux associations.

En matière d’accessibilité et de travaux dans les communes, il n’est pas toujours facile d’assurer une bonne coordination et une parfaite cohérence des différents opérateurs publics et privés sur les nombreux chantiers présents aux quatre coins de la commune. La présence active d’une Commission Consultative d’Aménagement du Territoire et de Mobilité, d’un Conseil Consultatif des Personnes Handicapées ou d’une autre Commission de ce type, au sein de la commune, peut aider les différents acteurs (maîtres d’œuvre, architectes et entrepreneurs) à prendre conscience, de façon progressive, des problèmes rencontrés par les personnes à mobilité réduite et d’y apporter une solution constructive, en vue du bien de tous les citoyens, et de faire ainsi évoluer les mentalités des différents intervenants.

Toutefois, il faut aussi savoir que les mandataires publics doivent très souvent tenir compte des décisions prises par d’autres personnes, ou par les instances communales ou supra-communales.

Dans le domaine du transport et de la mobilité, différentes associations existent entre les communes et le TEC, mais ces dernières éprouvent des difficultés à s’adapter au paysage de chaque commune et encore plus quand il s’agit d’horaires décalés.

Certaines communes ont développé un partenariat avec la Province et propose un nouveau service de locomobile. Enfin, n’oublions pas les initiatives associatives et particulières comme le Service Transport d’Altéo.

En matière de logement, des logements sociaux existent dans les communes. Une attention particulière est accordée aux personnes âgées et handicapées, à qui des maisons de plain-pied ou des appartements situés au rez-de-chaussée, sont réservés. Afin d’éviter la création de ghettos, ces logements sont disséminés dans toute la commune, et permettent ainsi une meilleure intégration de tous les citoyens.

Une taxe régionale sur les bâtiments insalubres appliquée dans les communes, permet de diminuer le nombre d’immeubles délabrés ou en ruines.

Accueil scolaire et extra scolaire

Dans l’enseignement, une attention particulière est portée à l’accueil des enfants handicapés, tant par les Administrations Communales que par la Communauté Française, afin de leur permettre de suivre un enseignement normal, adapté à leurs besoins spécifiques (cours par correspondance, adaptation des classes, apport de matériel avec l’aide de l’AWIPH, enseignement en intégration, …).

Afin de permettre un accueil scolaire varié et de qualité, deux bâtiments au moins devraient être adaptés dans chaque commune. Cet accueil représente un coût annuel de quelque 1.000 € par enfant.

Petite remarque d’un des représentants politiques : « Aujourd’hui, par une évolution de la société, certains enfants restent plus longtemps en accueil extra scolaire que chez leurs parents ».

En terme d’emploi de personnes handicapées, l’Arrêté du Gouvernement Wallon du 27 mars 2009 détermine que les communes doivent, en fonction du nombre de personnes qu’elles emploient, engager un nombre de travailleurs handicapés correspondant à un quota de 2,5 %, soit un mi-temps pour 20 Equivalents Temps Pleins. Les deux communes, qui ont répondu à notre invitation, remplissent leurs obligations en la matière.

De plus en plus d’infrastructures de sports, de culture et de loisirs sont accessibles dans les communes : halls sportifs, bibliothèque, et autres lieux de loisirs peuvent être utilisés par tous les citoyens. Les ASBL présentes dans chaque commune, organisent des activités pour leurs membres ou le grand public dans ces infrastructures.

Lors de l’échange, nous apprenons qu’une des communes présentes permet l’accès à des livres en grands caractères, en braille ou sur support informatique, dans sa bibliothèque. Une telle initiative peut être utilement reproduite dans d’autres communes.

En matière d’Affaires Sociales et d’Aide aux Personnes, les communes accordent des subsides aux CPAS, ainsi qu’à d’autres A.S.B.L., pour leur permettre d’assurer entre autres la distribution des repas à domicile.

Des espaces de repassage se créent un peu partout dans les communes, service utile pour toute la population.

La création de la fonction de « handicontact » permet de mieux connaître les besoins des personnes handicapées sur le plan local, d’apporter une réflexion au sein de la commune et idéalement d’être un lien entre les citoyens, les administrations communales et les organisations.

Afin de permettre une plus grande accessibilité des infrastructures publiques à toutes les personnes moins favorisées ou handicapées, les communes encouragent l’application d’une réduction du prix d’entrée aux activités grâce à l’Article 27, auquel nous consacrerons prochainement un article dans Nouvel Horizon.

Ce que nous souhaitons mettre en évidence suite aux échanges : les communes encouragent les activités réalisées par les associations sur leur territoire, manifestent leur reconnaissance par l’octoi de subsides, voire parfois, mettent à disposition une salle ou un bus.

Après deux heures de débats riches et constructifs, il ne nous restait qu’à remercier chaleureusement nos invités.

Cette expérience positive nous fait nourrir l’espoir de pouvoir poursuivre le travail entamé lors d’une prochaine occasion, et dans un esprit de collaboration réciproque.

D. ANTOINE,
Vice-Président Régional..
Mutualité Chrétienne | Altéo

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