Consommation | santé | Réflexions autour d’un film documentaire

Publié le 13 mars 2009
dans Société.
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1. Le film

Super Size Me | film

 

LES MOTIVATIONS

Le point de départ du film est le procès intenté à New-York par deux jeunes filles à Mac Donald’s qu’elles rendaient responsable de leur surcharge pondérale. Affirmation difficile, sinon impossible à prouver. Une autre motivation du réalisateur Morgan Spurlock est cette constatation alarmante: aux Etats-Unis, 37 % des enfants et adolescents sont trop gros. C’est le cas également de deux adultes sur trois.

L’IDEE

« On n’est jamais mieux testé que par soi-même », pourrait-on dire à propos de l’idée originale de Morgan Spurlock, réalisateur de SUPER SIZE ME, le documentaire qui dénonce la malbouffe aux States.
Pendant un mois, Spurlock tente une expérience unique : prendre tous ses repas au fast foot du coin. Exclusivement constitué de sandwiches de type Mc Donald’s ou Burger King, Royal Cheese ou autres frites ou coca, son régime sera suivi par trois médecins

LES CINQ REGLES QUE S’IMPOSE M. SPURLOCK

1. Il doit manger ses trois plats quotidiens chez Mc Donald’s
2. Il doit essayer chaque plat chez Mc Donald’s au moins une fois
3. Il ne doit manger que des aliments figurants sur le menu. L’eau (en bouteille) étant au menu, il a le droit d’en boire.
4. Il doit prendre l’option « super size » (taille maximum) chaque fois qu’on la lui propose
5. Pendant l’expérience, Spurlock s’impose également de prendre plus souvent le taxi afin de respecter la moyenne de 5000pas/jour, maximum calculé par américain.

LES CONSEQUENCES

+ Pour le réalisateur :

- après 3 semaines, il a pris 13 kg
- son bilan santé est catastrophique: il a le foie endommagé et
- a augmenté son cholestérol de 0,65: les médecins lui demandent d’arrêter, il n’y arrive pas…

+ Pour Mac Donald’s:

- le retrait de la vente du « super size me », le menu géant de Mc Donald’s (sans équivalent en Europe)
- Une série de salades et de sauces allégées a été mise sur le marché par Mac Donald’s après la sortie du film.

Super Size Me | Film | 2

 

2. Repas et convivialité

EN GROUPE, CELA GOUTE MIEUX

On sait que le repas est un moment de convivialité par excellence. En cette période surtout, on voit fleurir des menus de repas de fête un peu partout autour de nous. Les entreprises profitent du mois de décembre pour rassembler tous leurs collaborateurs autour d’une bonne table. Certaines compagnies plus audacieuses innovent et récompensent les meilleurs chiffres de leurs courtiers par des lunchs pris dans des hôtels de rêve. La convivialité, n’en doutons pas est à chaque fois au rendez-vous. Plus proche de nous tous, à Altéo, on ne peut s’empêcher de citer encore cet exemple bien révélateur. Lors de notre récente balade à Chevetogne dont tout le monde se souvient, une fois autour de la table, tout le groupe d’Arlon est resté scotché au restaurent les trois quarts de l’après-midi. Ici encore le moment de convivialité à prévalu sur le reste. Si bien que la visite programmée du domaine a du être écourtée et bouclée au pas de course.

ET LA CRISE ?…

Par ces temps de fêtes et de crise, nous sommes en décembre-janvier, il peut être intéressant d’observer l’influence de l’une sur les autres. Dans une étude réalisée par le C.R.I.O.C. () qui s’attarde sur les fêtes et leur célébration, nous voyons que Noël reste un repas d’abord en famille avec 10 invités en moyenne. Par contre, en 2007, l’intérêt pour la fête du nouvel an a diminué par rapport aux années antérieures. La crise est passée par là, notent les auteurs, on consomme moins et on veut limiter ses dépenses. Les dépenses des fêtes sont en baisse de 8 % en moyenne par rapport aux années antérieures. Le budget « cadeaux » a particulièrement diminué.

ON AIME FAIRE LA FETE

Mais en Belgique, on aime toujours les fêtes et la convivialité entre amis. Ceci est particulièrement le cas pour les personnes à mobilité réduite dont beaucoup souffrent de la solitude et de l’isolement en fin d’année. Ces fêtes sont souvent pour elles l’une des rares, sinon la seule occasion de retrouvailles en familles ou en groupe convivial.
Les menus sont préparés par l’hôte en général, l’appel à un traiteur ou cuisinier extérieur reste l’exception. Le vin est la boisson préférée des repas de réveillon. Les consommateurs aiment changer leur menu d’une année à l’autre. Les poissons ou gibiers y figurent très souvent. Le foie gras est exceptionnel.

LES COURSES ET LES ACHATS

En général, lit-on encore dans les conclusions de notre étude, on fait une liste de courses avant de partir, mais une personne sur trois ne s’y tient pas et se laisse tenter par la publicité

Les grandes marques traditionnelles ne sont suivies que par un consommateur sur six. Les produits de base, viandes, poissons et/ ou crustacés sont achetés en grandes surfaces, tandis que les produits de boulangerie ou de pâtisserie proviennent plutôt des détaillants boulangers ou pâtissiers.

3. Consommer (faire ses courses) quand on est une P.P.R. ()

RESTONS ATTENTIFS ET VIGILANTS

La consommation dénoncée dans le film a quelque chose de choquant; on a parfois des complexes par rapport à ce qu’on voit.

Une consommation effrénée, irréfléchie ou carrément impulsive peut être dangereuse pour la santé physique (maladie) ou mentale (nervosité).

La nourriture peut devenir une drogue et/ou conduire à l’impuissance ou à l’obésité et mettre ainsi en péril la vie du couple.

La malbouffe est une conséquence de l’éducation reçue et met en cause la responsabilité des parents.

C’est un film à passer dans les écoles; enfants déjà, les petits sont accros à certains produits à cause du matraquage de la publicité.

FAIRE SES COURSES

C’est un moment de plaisir pour beaucoup d’entre nous: on prend l’air, on voit du monde et on sort de son quotidien

Parmi nous, sept personnes ont la chance de pouvoir encore faire leurs courses par eux-mêmes.

Une consommatrice avertie nous encourage même

+ à regarder les ingrédients
+ à éviter les conservateurs et/ou les colorants
+ à choisir les poulets fermiers
+ à privilégier certaines viandes (Carrefour ou Renmans)
+ à surveiller la date de péremption des légumes
+ à choisir entre « congelés » et « conserves »
+ à réfléchir en face du prix du bio

LE DEPLACEMENT (TRANSPORT)

Certain(e)s qui le peuvent encore vont à pied, d’autres, en voiture avec l’aide familiale.

D’autres encore rédigent une liste de courses à l’intention de l’aide familiale qui fait les achats recommandés et ne prend pas « n’importe quoi »

Parfois, on profite du service de bus organisé par certaines grandes surfaces, mais ici encore Il faut une bonne mobilité.

Notre bus à nous, « Handicap et Mobilité », peut aussi nous déposer sur le parking d’un grand magasin. Mais, comme il ne peut plus se charger des paquets de courses pour le retour, c’est un membre de la famille qui doit prendre le relais et ramener le tout à la maison.

Notons qu’il existe un service « Easy Foot » qui fonctionne sur Virton et qui vous amène les courses à la maison sur un simple coup de fil. Malheureusement, tout le monde n’habite pas la région de Virton.

Parfois aussi, on est contraint de choisir le magasin le plus proche…

Ou on fait confiance à un membre de la famille, sœur ou beau-frère.

L’aide familiale peut aussi accompagner la personne et « superviser » ses achats. Cette option comporte un double avantage: on évite ainsi la corvée liste et on prend l’air…

Parfois, cette surveillance peut s’étendre et englober toute la préparation du repas

D’autres enfin—et ce ne sont pas les moins à plaindre—doivent fair confiance à la Croix-Rouge ou aux services du C.P.A.S. de leur commune pour l’ensemble de leurs repas. Dans ce dernier repas, ils sont alors abonnés aux congelés pour les week-ends.

30 janvier 2009
J-Claude Schroeder,
Rapporteur délégué

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