L’histoire de Pont-à-Mousson

Publié le 20 octobre 2008
dans Culture.
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I. Mousson et la maison de Bar

L’histoire de Pont-à-Mousson commence avant même la naissance du pont qui lui a donné son nom. La butte de Mousson qui culmine à 382 mètres et découpe sa silhouette au-dessus de la vallée a été le berceau des contes de Bar.
Au temps des Romains, le passage est à Scarpone, on extrait déjà la pierre de Norroy et le minerai de fer de Puvelle.
Le commerce est actif, il alimente un important trafic de batellerie jusque dans les pays rhénans.
La même animation se poursuit au Moyen âge. Les châteaux forts jalonnent la vallée, tirant le plus grand profit du commerce par péages répétés.
Dieulouard qui a remplacé Scarpone, est à l’évêque de Verdun, Prény est au duc de Lorraine, Mousson appartient au comte puis duc de Bar.
La maison de Bar est l’une des plus illustres. Sophie, descendante du duc de Haute-Lorraine a épousé en 1038 Louis de Montbéliard. Elle est la mère des fondateurs des lignées de Bar, de Montbéliard et de Ferrette.

II. Le pont

La première mention d’un pont sur la Moselle date de 1128. son intérêt apparaît très vite : pour la maison de Bar, il est le lien entre ses possessions à l’est de la Moselle et celles à l’ouest ; avec l’axe Nord-Sud créé par la rivière, il constitue « la Grande Croisée » qui a fait la fortune de la ville. Le péage est dû pour « tous les chars passant de jour et de nuit ».
Toute la fresque de l’histoire de Pont-à-Mousson se déroule le long de ses arches.
Il est devenu l’emblème de la cité. Les trois arches qui figurent dans les armes de la ville ne sont qu’un symbole. Le vieux pont long de 140 mètres en comportait dix, entourées par trois tours de défense : Herbin, Héraudel, et Mandeguerre.

III. La cité

L’importance du passage sur la Moselle amène l’établissement d’un hôpital fondé par le comte de Bar : Premier noyau de la cité, la Maison-Dieu est confiée en 1217 aux hospitaliers de Saint-Antoine de Viennois voués au soin du « mal des ardents » ou « feu de Saint-Antoine » dû à l’ergot de seigle.
Leur église est consacrée en 1335. Les premières maisons forment autour de la Commanderie des Antonistes la Ville Neuve établie sur la rive gauche par Thiébaut II, comte de Bar, douzième comte de Mousson.
En 1261, il accorde la charte d’affranchissement aux habitants venus de Thirey (Trey), Blénod, Rupt (ou Rieupt), Maidières-Ban-Saint-Laurent, Norroy, Xon, Héminville (Lesmenils) d’abriter derrière de hauts murs leurs personnes et leurs biens.

Ils constituent ainsi 4 paroisses : Sainte-Croix en Rieupt, Saint-Laurent, Saint-Jean sur la rive gauche, relevant du diocèse de Toul, Saint-Martin sur la rive droite, du diocèse de Metz.
En 1354, l’Empereur Charles IV de Bohème érige la ville en marquisat.
En 1372, il en fait une cité d’Empire.
L’activité économique comporte deux foires : l’une à la Saint-Laurent (10 août), l’autre à la Décollation de Saint-Jean (29 août).

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