Le logement privé acheté | achat | maison | appartement
Publié le 22 juin 2008
dans Dossiers du mois.
Tags : accessibilité, achat, institution financière, logement, revenu Publier un commentaire
Comme pour bon nombre de nos concitoyens valides, l’achat d’une maison ou d’un appartement par une personne handicapée est subordonné à l’obtention d’un prêt d’une institution financière. D’après notre enquête, il semblerait que la rencontre de l’acheteur handicapé avec les représentants de l’institution financière ne soit pas toujours très positive. En effet, le handicap de la personne et la nature de ses revenus sont souvent considérés comme des obstacles à l’octroi d’un prêt de la part d’une institution financière. Il est parfois nécessaire que les parents ou des proches de la personne handicapée se portent comme aval du prêt consenti ou souscrivent ce prêt en leur nom propre.
Mais, d’autres difficultés attendent encore le candidat emprunteur handicapé lors des négociations en vue de l’obtention de son prêt. Ce sont : le refus de l’assurance-vie, le problème de la garantie de remboursement à assurer, la nécessité de disposer d’un aval, ou une éventuelle surprime.
Outre les difficultés mentionnées ci-dessus, on constate également un manque d’informations des personnes handicapées quant à la possibilité d’obtenir un prêt destiné à financer l’achat d’un bien immobilier pour leur propre compte, bien que les formalités administratives à entreprendre ne soient pas plus compliquées pour autant, et ne recèlent rien de particulier par rapport à celles qui seraient entreprises par une personne valide.
Les démarches relatives à l’adaptation du logement au handicap de la personne sont souvent décrites, dans notre enquête, comme étant lourdes, longues et fastidieuses, et dont l’issue (l’intervention financière pour effectuer ces adaptations est incertaine). En outre, ces démarches exigent souvent une dépense d’énergie importante de la part de la personne handicapée ou malade.
Cependant, on constate que la personne concernée entreprend souvent elle-même ces démarches et se fait aider au besoin par un service comme l’AWIPH, notamment.
En termes d’information, notre enquête relève une ignorance des possibilités d’aide existantes, et la personne doit bien souvent faire appel à un(e) ergothérapeute (d’un service hospitalier, par exemple), au service social de la Mutualité ou à un service d’accompagnement, ou encore à un architecte.
Mais, les personnes handicapées qui ont fait appel à un architecte pour adapter leur logement, constatent un manque de connaissances spécifiques de ces professionnels, qui ne se rendent pas toujours bien compte des difficultés vécues par des personnes handicapées dans leur vie quotidienne.
En termes d’accessibilité, on constate que l’environnement extérieur n’est bien souvent pas adapté à la personne handicapée vivant dans un logement privé. La présence de pentes et de marches, des trottoirs et des feux de signalisation non adaptés, ou encore des problèmes de parkings, sont souvent mentionnés comme étant des difficultés.
Cela est particulièrement vrai lorsque la personne a construit ou acheté son logement avant d’être atteinte par la maladie ou le handicap.
Ce critère de l’accessibilité de l’environnement n’est cependant pas considéré comme un facteur de diminution de liberté dans le choix du logement.
Par contre, d’autres critères sont considérés comme importants dans le choix de ce type de logement : la proximité des commodités (magasins et moyens de transports, …), un logement de plain pied, l’argent à investir dans le logement, la proximité de la famille.
La majorité des personnes interviewées considèrent leur logement comme adapté, malgré certaines difficultés relevées comme, par exemple : l’étroitesse des portes, la difficulté d’utiliser les fenêtres, une baignoire ou un WC inadapté, ou la présence d’un étage inaccessible.
Lorsqu’une démarche d’adaptation d’un logement doit être entreprise, son coût se révèle souvent très élevé et la personne doit souvent solliciter une aide financière de sa famille (ses parents) pour couvrir les frais supplémentaires liés à cette adaptation.
Et lorsque cela n’est pas possible, la personne handicapée doit soit différer la réalisation de l’adaptation pourtant nécessaire, soit ne pas réaliser celle-ci.
Il semblerait cependant que les personnes interrogées dans notre enquête aient une certaine connaissance des aides que l’A.W.I.P.H. peut leur apporter.
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